mercredi 25 mai 2016

Les objets souvenir : une plaque émaillée de l'amicale des anciens des 41° et 241° d'Artillerie

Les objets à l'effigie du canon de 75 : une magnifique plaque émaillée de l'amicale des anciens des 41 et 241° régiments d'Artillerie.



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lundi 16 mai 2016

Les objets souvenir : un vide-poches à la gloire du canon de 75

Les objets à l'effigie du canon de 75 : un magnifique vide-poches en régule "un vrai poilu, notre 75 en action".


Signé Carlier, de dimensions 13 x 7,5 cm.




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Les objets souvenir : les encriers et statuettes à la gloire du canon de 75

Les objets à l'effigie du canon de 75 : une sélection d'encriers et autres objets de bureau.


La célébrité du canon de 75 lui permet de prendre place dans notre mobilier, notamment après la guerre. Entre autres, ce sont les foyers du soldat et les boutiques de lieux touristiques vendent ces objets souvenirs.




























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dimanche 15 mai 2016

Les objets souvenir : le canon de 75 sur une monnaie de nécessité

Les objets à l'effigie du canon de 75 : une monnaie originale de 10 centimes.


Le 16 août 1914, le ministère des finances toléra la frappe de petites monnaies pour pallier le manque de numéraire de cette époque, et satisfaire les besoins. Peu après, le gouvernement autorisa les Chambres de Commerce, les villes, les communes, les associations de commerçants et même certains particuliers comme les bars, commerces, etc. à émettre des jetons-monnaie.
Finalement, ces monnaies ont fini par faire partie intégrante de la vie quotidienne des Français et par être reconnues comme de véritables pièces de monnaie. D'ailleurs, la loi du 29 avril 1921 protégea ces monnaies contre le faux-monnayage. (réf. Wikipedia)

Voici une très belle pièce de 10 centimes en aluminium, mise en circulation par l'horlogerie Plantier Boissonnet, à Sidi-Bel-Abbès en Algérie, vers 1916.






Les objets souvenir : le canon de 75 représenté sur des médailles numismatiques

Les objets à l'effigie du canon de 75 : une sélection de médailles numismatiques sur le thème de la grande guerre.


Médaille commémorative de la bataille de la Marne, gravée par Legastelois en 1916. Diamètre 68 mm.


Médaille à la gloire des morts au champ d'honneur, 
gravée par Henry Nocq en 1915. Diamètre 68 mm.

Médaille "La patrie en danger, aux armes citoyens", 
gravée par Lasserre en 1915. Diamètre 50 mm.


Médaille en argent "Joffre Généralissime", "Pour le droit et la liberté", 
gravée par Legastelois en 1915. Diamètre 40 mm.



Plaque "l'assaut", gravée par Guigand.


Médaille en argent de la journée du 75Diamètre 31 mm.


Médaille en argent "En Alsace, Notre 75, 1914-1915"Diamètre 27 mm.









lundi 4 avril 2016

Etude du 75 : la bouche à feu

La bouche à feu (ou canon ou tube) est l’élément qui délivre toute la puissance de feu du 75.

Sa fabrication, très élaborée, fait appel aux dernières technologies métallurgiques de la fin du XIX° siècle.  Ses caractéristiques lui permettent de résister à des conditions de service particulièrement sévères (pression, chaleur, usure, encuivrage).


Avant de présenter la bouche à feu du canon de 75, il parait intéressant de rappeler les innovations utilisées dans la fabrication des matériels d’artillerie.


La bouche à feu simple d’avant 1870, coulée ou forgée, parfois en bronze, ne pouvait pas répondre aux exigences des nouvelles technologies (nouvelles poudres, chargement par la culasse, obus oblong à ceinture, canons rayés). Il a fallu chercher un moyen d'augmenter sa résistance en se tournant vers des aciers à limite élastique de plus en plus élevée.

Une nouvelle technique, le frettage, devient alors le principal procédé pour construire des canons.

Le frettage :

Le procédé consiste d envelopper le tube à renforcer d'une couronne appelée frette, qui le comprime fortement. Cette compression s'obtient en donnant à la frette au repos un diamètre intérieur plus faible que le diamètre correspondant de l'élément fretté; la différence de ces deux diamètres constituant le serrage.
Le serrage est obtenu en donnant à la frette un diamètre interne plus petit que le diamètre externe correspondant après mise en place du tube fretté. Le serrage absolu est la différence entre le diamètre extérieur de l’élément fretté et le diamètre intérieur de l’élément frettant.
Pour résumer, le frettage permet d'obtenir la même résistance avec une épaisseur moindre. La résistance du canon croit avec le nombre de frettes pour une même épaisseur totale.

Le frettage à chaud :

Plusieurs tubes d'acier sont enfilés les uns sur les autres à chaud. Après refroidissement, chaque tube agissant sur les précédents comme une frette. L'avantage de cette méthode est d'adapter l'épaisseur d'acier en fonction de la pression dans le tube au départ du coup: très épais au niveau de la chambre, plus fin vers la sortie du canon.
Pour la mise en place, le tube frettant est dilaté par la chaleur. Le tube à fretter est alors introduit. Par refroidissement, la frette se contracte et comprime le tube fretté.

Le frettage à froid :

Le frettage à froid a été employé pour la construction du 75 modèle 1897. La partie postérieure du tube est légèrement tronconique, le manchon est alésé intérieurement à la demande du tube, mais avec un diamètre légèrement plus petit. La mise en place du manchon sur le tube se fait à la presse hydraulique. Ce procédé a l’avantage d'éviter les altérations moléculaires que pourrait amener un chauffage exagéré.

La bouche à feu du canon de 75 :

La bouche à feu est constituée par un tube en acier creusé intérieurement de rayures et renforcé à l'arrière par une frette en acier: le manchon porte-culasse, mis en place à la presse hydraulique.




Le manchon est calé sur un ressaut du tube par l'intermédiaire de deux bagues (frette de calage et frette - écrou). La frette de calage est de plus vissée à chaud sur le tube.


Sur sa partie intermédiaire, il est entouré d’une enveloppe en bronze : la jaquette. Cette jaquette sert de chariot lors du recul du tube, elle est pourvue de galets antérieurs et postérieurs et de longerons évidés comportant des plans inclinés. Manchon et jaquette sont reliés entre eux et au tube intérieur par deux frettes (frette de calage et frette-écrou), empêchant tout glissement par rapport au tube.






A l'avant du tube est vissée la frette à galets de la bouche.



D’un poids de 461 kg et d'une longueur totale de 2,72 mètres, le tube d’un diamètre de 75 mm comporte 24 rayures inclinées à droite à pas constant de 7° sur une longueur de 2,23 mètres.




Sur le dessus de la bouche à feu on trouve, de l'avant vers l'arrière, le guidon, les facettes du niveau de pointage modèle 1888 en maillechort, l'œilleton. A l'arrière droit, on trouve le trait repère de retour en batterie.



La forme intérieure de la bouche à feu du canon de 75


De l’arrière vers l’avant, on trouve :

La vis du manchon de culasse qui accueille la vis de culasse Nordenfelt et qui permet le chargement et l’obturation du tube. La masse reculante est reliée à la tige du frein de tir par le manchon.

La chambre, partie lisse qui accueille la douille de cuivre de la munition. Sa forme légèrement tronconique est très légèrement supérieure aux dimensions de la douille ; cela facilite son décollement des parois lors de l’éjection.
Pour mémoire, c’est la douille de cuivre qui, à elle seule assure, la totale étanchéité des gaz lors de la mise à feu.

Le cône de forcement fait la jonction entre la chambre et la partie rayée sur une hauteur de 13 mm. Sa forme en tronc de cône (inclinaison de 6,5%) arrête le projectile à la position de chargement, la ceinture de cuivre de l’obus venant s’y bloquer.


La partie rayée, d’une longueur de 2 m. 23, comporte 24 rayures d’une profondeur de 0,5 mm, au pas constant de 7° à droite.


Entretien et durée de vie d'une bouche à feu de 75:


A la fois résistante et fragile, la bouche à feu s'use et s'encuivre de manière inévitable. 
Elle requiert une attention permanente, tant au service qu'à l'entretien.

La vie balistique d'un 75 est estimée à 10 000 coups en moyenne, certains canons en ayant tiré bien plus. Cette durée de vie peut être très courte si certaines précautions ne sont pas respectées. 
En général, un tube est réformé après usure de 0,7 mm. ou lors d'une avance au cône de 8,5 mm . L'usure est accélérée par l'emploi des obus modèle 17 (grande vitesse et forcement plus fort) et très ralentie par les charges réduites.

L'encuivrage est également déterminant dans vie balistique d'un tube. Dans les canons bien soignés, l'encuivrage n'arrive qu après l'usure. Des projectiles décuivrants ont d'ailleurs été inventés afin de lutter contre ce phénomène sur les canons d'ALVF (alliage étain - plomb).



1. L'usure:

Elle fait perdre toute précision au tir.
Elle est caractérisée par une érosion du métal et une augmentation du diamètre de l'âme. L'usure est maximum dans la région du cône de forcement et du commencement des rayures, puis elle diminue vers l'avant pour devenir presque nulle. L'usure reparaît à la sortie de bouche (usure mécanique). Les caractéristiques de l'usure sont différentes suivant la région du canon.

Elle se manifeste par de fines craquelures espacées, qui au fur et à mesure se rejoignent et forment un véritable réseau, visible sous forme de tâches. Enfin les craquelures longitudinales s'accentuent et finissent par former de véritables stries.
D'après Monsieur Vieille, l'usure est due à l'action réitérée des veines gazeuses d'écoulant à grande vitesse et haute température (entre 2000 et 4000° C).
Une autre théorie de l'époque admet que l'action chimique des gaz de la poudre sur l'acier est une des causes principales de l'usure.

L'expérience montre que les hautes températures de déflagration favorisent l'usure. Il faut donc ménager la cadence de tir du canon pour éviter un échauffement excessif.


2. L'encuivrage:

Dès que l'encuivrage est commencé, il ne cesse de s’accroître.
C'est un simple dépôt de cuivre pur (aspérités) qui se forme par le frottement de la ceinture de l'obus. Il altère l'âme du canon, favorise l'érosion, et a des conséquences sur la précision du tir (le vent du projectile est augmenté). Par exemple il peut produire en particulier des arasements de ceinture donnant des coups courts de 4 à 5000 mètres pour des portées de 5 à 6000.


3. L'entretien et la préservation d'une bouche à feu:


Pour retarder l'usure et l'encuivrage, il faut:

- Employer la plus faible charge permise par le tir à effectuer(l'usure augmente avec la vitesse initiale).
- Entretenir l' âme propre, la laver et la graisser légèrement après chaque coup (les résidus de poudre sont corrosifs et difficiles à éliminer une fois refroidis).
- Graisser légèrement la partie avant de la ceinture de chaque projectile,
- Avoir des projectiles propres,
- Ne pas dépasser une certaine cadence de tir tant que la situation tactique ne l'exige pas. (la température élevée fragilise l'âme du canon). Permettre un repos alternatif aux pièces, pendant lesquelles elles sont refroidies à grande eau.

On conservera ainsi une bouche à feu plus longtemps et en bon état. L'expérience montre que certaines pièces ont pu tirer 20 000 coups sans usure et encuivrage exagéré.

Ainsi le règlement du canon de 75 stipule pour le nettoyage de la bouche à feu:

La culasse, l'extracteur et son axe étant enlevés, placer la bouche à feu sous une inclinaison légèrement négative; laver à grande eau l'âme et la chambre, en se servant de l'écouvillon, jusqu'à ce que l'eau sorte propre; essuyer et sécher en coiffant le refouloir avec un linge sec. Graisser, au moyen du manchon graisseur. Huiler les couvre-galets et les galets de la bouche s'il est nécessaire.
Nettoyer l'écrou de culasse avec une éponge et essuyer, avec le plus grand soin et un à un, les filets. Graisser au moyen de la brosse à graisse.
Le nettoyage de l'âme doit se faire immédiatement après le tir lorsque des sachets anti-lueurs ont été employés. Dans ce cas, il peut être nécessaire, pour dissoudre les crasses, d'employer du pétrole ou de l'eau chaude. Graisser ensuite le matériel. "


samedi 26 mars 2016

Les livres sur le sujet du canon de 75 et de la grande guerre

Les Témoignages de combattants :

Les deux magnifiques ouvrages de Paul LINTIER "Avec une batterie de 75, Ma pièce", publié en 1916 et "Le tube 1233", publié en 1917.

Ce sont pour moi deux livres de référence sur le premier conflit mondial et sur les artilleurs. Jean Norton Cru dans son livre "témoins", paru en 1929, estime que Paul Lintier est l'un des meilleurs de livres sur cette guerre.

Ces deux titres groupés font l’objet d’une réédition récente aux éditions Bernard Giovanangéli. 




"Plateau 0, tambour 100", par Paul TOINET, artilleur au 2eme Régiment d'Artillerie de Campagne, paru en 1929 aux éditions Berger-Levrault, 179 pages.



Gaston TOP. Un groupe de 75 (1er août 1914 – 13 mai 1915) – Journal d’un médecin aide-major du 27e d’artillerie. Librairie Plon.

Pendant la guerre, Gaston TOP est affecté au 3e Groupe du 27eme Régiment d’artillerie de campagne. Il fera campagne jusqu’en février 1916, mais son journal ne couvre que la période du 1er août 1914 au 13 mai 1915. Cet ouvrage, très complet, est l’un des plus intéressant témoignage laissé par un médecin.



Ernest Tucoo-Chala, 1914-1919. Carnets de route d’un artilleur, Biarritz, J. et D.  Deucalion, 1996, 116 pages.

Il s'agit d'un carnet de notes prises au jour le jour, sorti du grenier familial et publié par ses enfants en 1996. Ce récit commence à la fin du mois de juillet 1914 et ne s’achève qu’en août 1919. Son écriture est succincte, mais précise et essentielle. A noter également la grande liberté de ton de cet artilleur dans son carnet.


5 de campagne par Marcel-Etienne GRANCHER, Lyon, Les éditions de Lugdunum, 1937.




Autres beaux livres:

"Le canon merveilleux, les mémoires d'un 75" 


Ce très beau livre est écrit par André TUDESQ et parait fin 1914. Ce sont les mémoires d'un canon de 75 appelé "La Revanche", et de son chef de pièce surnommé "nenesse".



Notre 75, par un artilleur. Une merveille du génie français. 

Livre paru en 1915 à Paris, par Paris Librairie Aristide Quillet Editeur. 52 pages dont 22 reproductions photographiques in texte en noir, 12 figures schématiques in texte en noir, une planche synthétique en couleurs (écorché).




Oui !... mais le 75 arrose mieux. Le Fonctionnement complet du canon de 75, par L. Baudry de Saunier... (Préface de Antoine Borrel), publications Omnia, Paris, 1915. 62 pages.


Louis Baudry de Saunier (1865 - 1938), est un journaliste écrivain et vulgarisateur scientifique, spécialisé dans l'automobile.Il s'intéresse naturellement aux prouesses technologiques du canon de 75 est édite ce manuel qui est devenu une référence pour comprendre le 75.




Le canon de 75 : une gloire centenaire, par Christian Benoît, 80 pages, 1996. Edité par le Service historique de l'Armée de terre.






Les cartes postales du canon de 75: les cartes héroïques - série n° 8

Certaines cartes postales à caractère héroïque mettent en avant les actes de courage d'artilleurs et de leur 75

En voici une intéressante sélection.