samedi 26 mars 2016

Les livres sur le sujet du canon de 75 et de la grande guerre

Les Témoignages de combattants :

Les deux magnifiques ouvrages de Paul LINTIER "Avec une batterie de 75, Ma pièce", publié en 1916 et "Le tube 1233", publié en 1917.

Ce sont pour moi deux livres de référence sur le premier conflit mondial et sur les artilleurs. Jean Norton Cru dans son livre "témoins", paru en 1929, estime que Paul Lintier est l'un des meilleurs de livres sur cette guerre.

Ces deux titres groupés font l’objet d’une réédition récente aux éditions Bernard Giovanangéli. 




"Plateau 0, tambour 100", par Paul TOINET, artilleur au 2eme Régiment d'Artillerie de Campagne, paru en 1929 aux éditions Berger-Levrault, 179 pages.



Gaston TOP. Un groupe de 75 (1er août 1914 – 13 mai 1915) – Journal d’un médecin aide-major du 27e d’artillerie. Librairie Plon.

Pendant la guerre, Gaston TOP est affecté au 3e Groupe du 27eme Régiment d’artillerie de campagne. Il fera campagne jusqu’en février 1916, mais son journal ne couvre que la période du 1er août 1914 au 13 mai 1915. Cet ouvrage, très complet, est l’un des plus intéressant témoignage laissé par un médecin.



Ernest Tucoo-Chala, 1914-1919. Carnets de route d’un artilleur, Biarritz, J. et D.  Deucalion, 1996, 116 pages.

Il s'agit d'un carnet de notes prises au jour le jour, sorti du grenier familial et publié par ses enfants en 1996. Ce récit commence à la fin du mois de juillet 1914 et ne s’achève qu’en août 1919. Son écriture est succincte, mais précise et essentielle. A noter également la grande liberté de ton de cet artilleur dans son carnet.


5 de campagne par Marcel-Etienne GRANCHER, Lyon, Les éditions de Lugdunum, 1937.




Autres beaux livres:

"Le canon merveilleux, les mémoires d'un 75" 


Ce très beau livre est écrit par André TUDESQ et parait fin 1914. Ce sont les mémoires d'un canon de 75 appelé "La Revanche", et de son chef de pièce surnommé "nenesse".



Notre 75, par un artilleur. Une merveille du génie français. 

Livre paru en 1915 à Paris, par Paris Librairie Aristide Quillet Editeur. 52 pages dont 22 reproductions photographiques in texte en noir, 12 figures schématiques in texte en noir, une planche synthétique en couleurs (écorché).




Oui !... mais le 75 arrose mieux. Le Fonctionnement complet du canon de 75, par L. Baudry de Saunier... (Préface de Antoine Borrel), publications Omnia, Paris, 1915. 62 pages.


Louis Baudry de Saunier (1865 - 1938), est un journaliste écrivain et vulgarisateur scientifique, spécialisé dans l'automobile.Il s'intéresse naturellement aux prouesses technologiques du canon de 75 est édite ce manuel qui est devenu une référence pour comprendre le 75.




Le canon de 75 : une gloire centenaire, par Christian Benoît, 80 pages, 1996. Edité par le Service historique de l'Armée de terre.






Les cartes postales du canon de 75: les cartes héroïques - série n° 8

Certaines cartes postales à caractère héroïque mettent en avant les actes de courage d'artilleurs et de leur 75

En voici une intéressante sélection.













jeudi 24 mars 2016

Etude du 75 : la culasse

L’ingénieuse culasse Nordenfeldt du canon de 75 est des principaux éléments autorisant une cadence de tir élevée.


Le rôle de la culasse est d’obturer la partie arrière de la bouche à feu, de permettre la mise à feu en sécurité, tout en assurant une parfaite étanchéité.




Sa conception révolutionnaire permet de limiter à un seul mouvement pour ouvrir la chambre et un seul pour la fermer; il en fallait trois, pour chacune des deux opérations, avec le canon de 90.
Pour ouvrir la culasse, il faut simplement tenir la poignée de manivelle, appuyer sur la masselotte avec le pouce, et effectuer une rotation de 120° vers la gauche de la poignée.









Le mécanisme de culasse comprend

La  culasse à vis excentrée (partie mobile) :

Elle est constituée par un disque massif dont le diamètre est supérieur au double de celui de l’âme. Elle tourne, dans la masse du manchon, autour d'un axe idéal parallèle à celui de l'âme du canon et situé au-dessous. Elle est pourvue de filets qui s'engagent dans des filets correspondants du manchon et qui permettent le mouvement de rotation. Dans une de ses positions d'arrêt, la vis de culasse présente une ouverture devant la chambre de chargement par laquelle on peut introduire la cartouche; dans l'autre position d'arrêt, à 180°, elle présente devant la même chambre une partie pleine qui la ferme.





La rotation de la vis de culasse se produit au moyen d'une poignée fixée sur une manivelle qui vient, aux extrémités de sa course, heurter une butée d'ouverture ou une butée de fermeture.


L’appareil de mise de feu :

Le canon étant chargé et la culasse fermée, la mise de feu se fait par un marteau à ressort qu'on écarte de sa position de repos avec un tire-feu; on lâche ce tire-feu ; le marteau pousse un percuteur qui traverse toute la vis de culasse et qui vient frapper l'amorce de la cartouche au centre du culot.

Au moment du départ du coup, il importe d'empêcher les fuites des gaz de la poudre du côté de la culasse; car il faut, autant qu'il est possible, garder toute la pression pour la propulsion du projectile. La douille métallique et son culot, fortement appuyés, à ce moment, par les gaz mêmes sur la paroi intérieure du canon, réalisent ici une obturation excellente.


L’extracteur :

Un extracteur débarrasse le canon de la douille vide. Il consiste en un système de deux branches verticales, qui sont mobiles autour d'un axe horizontal, qui se logent dans des évidements présentés par la masse du manchon et qui viennent, par suite du mouvement d'ouverture de la culasse, saisir le bourrelet de la douille et projeter celle-ci brusquement en arrière de la pièce.

Le chargement d’une nouvelle cartouche dans la chambre provoque le basculement vers l’avant des branches de l’extracteur et,  par la suite de la réaction du talon sur la rampe d’éjection, un commencement de fermeture de la culasse.




Les organes de sécurité :

La pièce de sûreté, 

qui se visse dans l'écrou de la manivelle et peut occuper deux positions: la position de tir et la position de route; dans cette dernière position, elle immobilise le marteau.




Le linguet, 

qui a pour but :
- d’empêcher l’ouverture trop hâtive de la culasse en cas de long feu.
- d’assurer la fermeture complète de la culasse et par la suite, d’autoriser la mise de feu. En effet, le percuteur ne peut frapper sur l’amorce de la douille  que si la culasse est bien fermée (du fait de l’excentricité de l’axe du tube et du canal du percuteur).

Le linguet, qui est porté par la manivelle et dont le pêne vient s'engager dans une gâche du manchon, maintient la culasse fermée.

Au départ du coup, une masselotte logée dans la poignée et dont le déplacement résulte, par inertie, du recul, agit sur le linguet de manière à le faire sortir de la gâche, et dès lors on peut de nouveau ouvrir la culasse ; par le fait même de cette ouverture, la masselotte se trouve ramenée, grâce au jeu d'une came, dans sa situation antérieure.




Note d'époque à propos de la culasse Nordenfelt:



« MM. Nordenfelt et Cie ont accordé l'autorisation d'appliquer leur culasse à deux spécimens de canon, à savoir le 75 de campagne à l'étude et le 65 de côte, également étudié par le lieutenant colonel Déport; mais ils demandent si l'on veut acquérir une licence de leur brevet Dans une lettre du 21 décembre 1893, le Président du Comité est favorable à cette acquisition, si les industriels précités se montrent raisonnables. On pourrait, en effet, à la rigueur recourir, au besoin à la culasse du canon de 57 Sainte-Claire Deville, qui paraît bien fonctionner. Dans une lettre du Président du Comité, du 14 janvier 1899, on constate qu'un contrat avait été passé, en 1894, avec la Société Nordenfelt; ce contrat permettait à l'Artillerie française de faire usage de la culasse de cette Société, ainsi que de tous ses perfectionnements, dont elle devait recevoir, à cet effet, communication. »

mercredi 9 mars 2016

Les objets souvenir : les montres "canon de 75"

L'iconographie du canon de 75 revêt des formes variées.


Voici quelques exemplaires de montres arborant un 75.



Magnifique montre "LE 75", importée de Suisse.



Une variante du modèle précédent.





Le dos d'une montre à gousset en argentan avec une pièce de 75 en batterie, prête à tirer.


Les objets souvenir : une rare médaille "je tonne pour le droit"

L'iconographie du canon de 75 revêt des formes variées.


Voici deux exemplaires d'une rare médaille "je tonne pour le droit", 1915.


Je suis à la recherche d'informations concernant cette décoration.



Les objets souvenir : les boîtes à l'effigie du canon de 75

L'iconographie du canon de 75 revêt des formes variées.

Voici des boîtes de confiserie.



Une magnifique boîte en fer sérigraphié représentant un coq et du canon de 75.


Trois modèles de boîtes de confiserie en forme d'obus de 75.



Boite ornée d'un coq et d'une inscription "Je chante la victoire"





Les objets souvenir : les assiettes décoratives du canon de 75

L'iconographie du canon de 75 revêt des formes variées.

Voici une sélection d'assiettes décoratives.